je d'ombre je devine en moi ton image je réfugiée dans les pointillés de toi. peut-être ce qui nous tenait ensemble l'ombre d'un instant je et toi la lumière décide il suffit d'un nuage d'une ombre au bord des paupières qui est le survivant jusqu'à ce que tout s'éteigne définitivement
Dernières feuilles sur la branche saisies par le vent livrées à elles-mêmes telles des paroles échappées du poème Bonheur de l'envol loin de l'arbre nourricier vers l'inconnu mi fuite mi conquête de l'inéluctable agonie
Voici que j’aime enfin ce paysage ses replis nocturnes, ses vagues étranges voici que je l'observe soigneusement les yeux amusés de l'usure des ans les épaules se haussent un sourire s'esquisse gestes encore enfantins si peu anodins
L'oeil aux aguets du soleil soulignant le trait des cimes Soleil chaud d'un soir d'été rosissant la nuit promise quelque chose comme une vague incertitude celle qui ombre le pas vers demain celle qui teinte de regret les fruits non cueillis du jour
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