Ce jour-là ou celui d'après ce n'était pas le froid qui interrogeait le corps ou âme je me souviens je n'oublie rien du prix des rêves de la réalité démesurée de ton corps Sur l'horizon liquide le souvenir s'est épuisé arabesque mate sur le couchant demain pas de levant je me souviens j'oublie tout de l'infini des jours de l'absence de limites de ton corps
pas si loin de la coupe au lèvre et mes yeux suivent des contours qui n'en valent le détours j'y trouve demande de brumeuses absolutions et force de "peut-être" proclamé ou cité en péroraisons et adresses sans gêne en vérités proclamées l'idée détournée, mutilée faite tienne elle te ressemble et te sert tel un décor elle se dresse de qui es-tu le pâle portrait en quelle vérité te crois-tu lumière
les yeux dans les yeux en fougère confondus même curiosité le regard une rencontre assumée ou évitée (pinson des arbres, Lesperon, Landes, 3/07/22 15h)
Ce soir je poursuis un vieux fantôme je le traque jusqu'au cœur du songe et si dans le rêve je le retrouve je déciderai de rester avec lui Arrive ! Que je donne de l'ombre et de la consistance à ta présence s'il est vrai que la réalité sait peu de choses la quête de l'illusion servira de boussole Ce soir de petits nuages invisibles envoient des signaux dans mes yeux je prête l'oreille aux tentatives du silence de te réduire à tout jamais en cendres
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