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Affichage des articles associés au libellé nuit

la belle affaire

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Le coup de vent du matin a vite effacé rêves et cauchemars. Étaient-ils seulement là  ? Rien ne laisse supposer qu'ils aient pris place aux creux de la nuit. Le drap est lisse, l'oreiller intact, le chat sur sa couverture immobile. L'absence constatée, est-il besoin de l'expliquer ? l'or des nuits encre sympathique de l'ordinaire De petits bruits extérieur envahissent l'aire duveteuse des premiers clignements. Mouvements d'oreille du chat, un soupir. Tout indique que le vent n'a pas eu raison de la pluie, les chuchotis des pneus du premier bus  glissent sur les volets. Une phrase revient, tu m'y racontes un souvenir. Dans ce monde encore endormi, rien d'alarmant.  pan du songe là où tout s'immobilise la belle affaire

cadran lunaire

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L'heure est bleue bleue des rires du jour bleue l'onde obscure bleue la bascule dans la nuit la compagnie des oiseaux nocturnes La courbe du soir sur l'autre rive celle qui nous cache les mystères inaccessibles  les faux orgueils du jour elle sera toujours noire

l'art du point de jour

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Le soir offre dans sa pénombre de belles excuses à l'effacement de nos faux fuyants le  regard libéré se tourne v ers  ce qu'il refusait  de voir l'esprit fouillant ses méandres croit aux vrais choix  de vie  la nuit peut alors broder chacune de nos faiblesses d'un ourlet sans points de jour  

je suis là

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 une vie de plus sur les façades obscures luciole anonyme la ville entasse les vies en petits phares brillants

guette l'aube

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 Les ombres de la nuit résistent qu'importe les rêves fanés dans l'éternel balancement des cimes le désir foudroie le clair-obscur des âmes Impression de ranimer une voix morte d'exhumer les mots premiers les ombres titubent et nous avec les matins de profond silence Les ombres de la nuit résistent mais voici la main qui effleure la peau enflammée de l'écorce et l'embrasement déshabille la forêt 

marches nocturnes

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J'aime marcher dans mon quartier quand la vie se vide la marche n'est acceptable en ville  qu'à la nuit tombée si éloignée de la forêt qui aime la clarté Les trottoirs dressent un peuple rigide hors de l'effervescence humaine entre deux labyrinthes obscurs dos d'immeubles ou haies hantés par quelques bêtes secrètes Je regarde le lent passage  des nuages sur les lampadaires les petits bois urbains ont  des tremblements vert trouble aux feuilles à naître Sommeillent là des présences d'êtres fragiles croisées d'autres soirs  silhouettes familières unies  un bref instant à mes yeux attentifs ombres pour mes pas A la lumière confuse les couleurs périssent me reviennent des pensées vers quelques morts ou vivants que j'aime

cartographie céleste

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La nuit porte ses fruits en archipels d'étoiles patients compagnons d'éternité aux grains de presque rien accrochés à nos yeux s'offre le globe lumineux calme et rassurant l'infini serait redoutable privé de la carte  des constellations un néant abandonné de ses imperceptibles vibrations 

remue la cendre

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Certains ciels en douloureux étonnements entrechoquent réalité du jour finissant et rivages lointains oubliés plus tard  quand l'obscur n'obligera plus le regard les vieilles cendres libérées de la tourbe s'envoleront le feu reprendra  

mémoire de rives obscures

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fraîcheur matinale la mer jusque dans les yeux en nappes claires sous les lambeaux de la nuit encore un jour à ouvrir

l'étrange rencontre

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à O. La ville la nuit balaie les contradictions du jour l'œil prend la pose  questionne chaque petite fenêtre dans son rectangle Tant de forêts confuses  cherchent un sens aux étoiles on voudrait que la ville s'endorme mais elle persiste dans l'étrange rencontre  

dépôt de garantie nocturne

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  Tout le jour j'ai lissé le visage du ciel écouté le souffle chaud de ses lèvres fiévreuses une larme au coin des yeux Le corps trouve sa fin dans le sommeil Ainsi le veut la nuit dans la nudité de ses ombres rien en elle où je ne déchiffre l'inutile nécessité d'être

à l'heure verdâtre

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La première heure me prend enfermée dans la nuit loin dans l'idée creuse de vies antérieures Ai-je vécu ce qui se dénoue dans l'heure verdâtre moi dont les rêves ont fui  un jour surpris par la mort A l'heure la plus folle même le songe se tait une dernière violence de la nuit dégage de familières fumées ce qui n'était que délire resplendit 

fêlure

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Rien n'est rose quand la nuit tombe rien n'est facilement transcriptible faute à la petite fêlure  qui vient distordre le rayon de la pensée faute au goût amer de la révolte  passagère d'un jour si vite oubliée Faute ou grâce ? Les yeux tombent derrière les carreaux imparfaits un abri aux petits mensonges si vite esquivés

conque nocturne

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Lune grêle œil nocturne de murmures tus la lucarne dans sa pâle  stupeur divague enlace l'ombre Dans le cortège des livides néréides nocturnes la conque brillante gobe de sa bouche triste le rêve absent Instant d'un bref frisson  

rentrer de nuit (suite)

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Les anges égarent leurs ailes  errant dans le noir à la recherche  de leur route entre les lucioles fluorescentes d'un désir ranimé par le faisceau cru des phares Nul repère  je ne sais où tu te trouves seuls quelques animaux plus sauvages que moi osent défier l'image rêvée plus grande le souvenir

rentrer de nuit

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Je ne sais ce qui m'émeut autant dans le halo triste coincé entre les ombres de la forêt Tout est si fragile la nuit tout est si tenu un rien nous fait basculer Rentrer de nuit est une lente descente en soi un obscur désir de sauvage  

étoile

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 Une étoile suffit-elle à la nuit pour être nuit ? Quand tu éteins la lampe les yeux ouverts tu vois bien la forme des choses tu entends l'équivoque de la lumière Réalité ou rêve ? Mémoire ou vision? Quelque chose dans l'étoile dit la nuit  il suffit d'y penser.

lecture la nuit

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Écrits sur l'immense noir les mots de l'astre volage disent clairement pendant que tu dors l'énigme. Rêve. Demain prisonnier du réel tu ne les reconnaitras pas.  

coup de froid

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Tu vois au loin le soleil givrer les fenêtres bleues toutes les issues comme si le ciel voulait envahir l'espace Tu cherches ta main pour contenir le tremblement le fais disparaître dans un mélange de souvenirs et d'oublis que tu serres dans tes bras  

sas

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Le long du canal les arbres brisés côtoient des mousses et des lichens en bandes vertes, dans le territoire rétréci du sas elles rêvent mollement à la conquête de rives sauvages. Il flotte à l'entour une humidité insistante où rien ni personne ne vient rompre le froid reflet, sur les pierres noircies de curieux signes et scarifications scellent une langue d'insectes aquatiques estropiés Ainsi faudra-t-il forcer le regard à se détourner et continuer le chemin loin de l'eau sale sans horizon, laisser à l'imaginaire les vieilles peausseries l'histoire n'ira pas plus loin dans l'eau trouble traînées vertes dans le reflet troublant gît la mémoire