j aunes variations au citron du coreopsis butineuse je vole douceur sucrée du soleil sur la peau un matin de printemps Jaune d'mbre, aurore, beurre, blé blond, bouton d'or, chamois, champagne, chrome, citron, fauve, flave, fleur de soufre, auréolin, banane, canari, chartreuse, cobalt, de Naples, impérial, mimosa, moutarde, nankin, olive, paille, poussin, maïs, mars, miel ocre, or, orpiment, poil de chameau, queue de vache, sable, topaze, vanille, vénitien étrange tête échevelée pavot du rêve et de l'oubli de quelles illusions t'es-tu nourri Depuis plusieurs mois, les mots me boudent ou inversement. Non qu'ils soient vains, plutôt insuffisants à dire, trop étriqués, incapables d'expliquer l'immense béance de tout mon etre ; l'infinie tristesse qui me baigne a besoin du silence et l'obscurité. Le tracé des lettres est bien trop précis.
Cela me fait penser à beaucoup de choses. Mais j'aime bien cette histoire soufi. Un homme vient frapper à la porte de Dieu. Dieu dit :"Qui c'est ?" L'homme répond : C'est moi !" La porte reste fermée. Et plusieurs fois il revient à la charge et c'est toujours la même question et la même réponse. Jusqu'au jour où l'homme désespéré, n'attendant plus rien, épuisé, abattu devant cette porte close tombe à genoux en larmes. Dieu lui pose alors la même question : "Qui c'est ?" et l'homme répond : "C'est Toi" et la porte s'ouvre !
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