à eux rien de tout ceci ne doit disparaître ni les mots pour le dire ou le taire ni l'image dans ta tête tout doit être là point de ralliement de ton être chaque éclat en mosaïque d'ordinaire 9 juillet la bête est là tapie elle te parle elle te regarde tu la tais au fond de toi 9 juillet tu la regardes te dévorer - tu sais que les bêtes féroces se dévorent entre elles - elle jouit des faux plis de ta chair et de ton esprit elle voudrait que tu te méprises sous ses crocs tu sais que tout est là rien ne doit disparaître leur image est dans ta tête la bête se dévore elle-même Il y a un âge où on ne rencontre plus la vie mais le temps. On cesse de voir la vie vivre. On voit le temps qui est en train de dévorer la vie toute crue. Pascal Quignard -Terrasse à Rome
simple fleur de bas-côtés extase de la butineuses éphémère odorante belle une minute vite oubliée De chaque livre ouvert devrait tomber une fleur pour que se dévoile le raffinement si fragile et tragique qui unit les plis secs des pétales à la rigidité des mots qui les conservent
Je croise le mot allemand "heimat" signifiant le lieu d'origine englobant les personnes du lieu, le lieu où "on se sent bien" et m'interroge sur ces lieux d'enfance sublimés par la mémoire, éternellement revisités mentalement et physiquement. sans le premier grain sans l'oyat pour le fixer la dune n'est rien *** La tendance à l'accumulation se confirme, principe des vases communicants, parait-il. Autant tu vides, autant tu remplis. J'ai pu le vérifier il y a peu quand on m'a parlé d'un personnage attachant victime du syndrome de Diogene. Lorsqu'il est venu assister à ma dernière lecture, il emmagasinait mots, notes et rien ne sortait.... si ...parfois un léger sourire. bien dissimulé souris sous la montagne unique objet *** Partagé ailleurs* au matin un poème sur l'envie ; en excès ou en manque, ce sentiment déconstruit plus qu'il ne construit. Pire, tel un boomerang, il produit, la plupart du temps, l'effet inver...
à la mue sans fin discret chant de la forêt l'oiseau se confie colosse gisant sous l'immortel lichen l'oiseau chante nervures infinies difficile de choisir la ligne de vie tombeau silvestre le souvenir se chasse à l'ombre du défunt
Sur le fil de l'eau glisse la rêverie tout se lie au vert du tendre presque bleu au kaki ou au jaunâtre peut-être une manière d'être qui joue sur la transparence du jour et la vie endormie dessous Dans le clapot le fil de l'eau retient le souffle de la langue le présent frôle doucement l'utopie jusqu'à parer la lumière d'intime Comme un métronome la rame bat dans un sourire ride ou écorchure l'eau prend la consistance de l'air là où le réel se meurt d'abondance pour le plaisir
Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.
RépondreSupprimer