à la mue sans fin discret chant de la forêt l'oiseau se confie colosse gisant sous l'immortel lichen l'oiseau chante nervures infinies difficile de choisir la ligne de vie tombeau silvestre le souvenir se chasse à l'ombre du défunt
Ce soir l'air oscille entre fraîcheur d'un hiver agonisant et tièdes bouffées printanières de leur subtil mélange vient l'éclosion des sens le soudain réveil me reviennnent les élans des saisons fébriles la fourmillante attente figée d'une adolescence amnésique des mois définitivement effacés en une respiration des pans de vie morts d'un souffle sur la peau vois oui vois combien l'effacement de toutes traces mélange de radicalité et d'orgueil est un guide puissant
Retournée dans tous les sens chaque image prise chaque lumière capturée impossible de démêler l'oeuvre de l'homme de celle de la nature nulle beauté qui ne vaille d'être énoncée l'oiseau perché et le balancement de la branche l'ombre des nuages et les yeux qui la suivent
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