J'irai je te le promets du pas lent mais décidé des égarés j'accompagnerai le souvenir lui tiendrai la main réchaufferai dans mon sein le petit oiseau temblant de l'oubli j'irai parce qu'il faut aller en comblant le trou de la tristesse à tordre le fil sur le lit asséché des amours disparus les failles de la vie s'ornent de si belles douleurs
Dans les jardins de rêve un silence plein écarte les barreaux libérant les mots susurrés dans le coin d'un sourire ou sur une bretelle tombée d'une épaule Jardins cachés à d'autres bouches à d'autres yeux un parfum dissimule une présence parle plus fort que le vent derrière le mur alangui
L'œil se pose à côté du papillon nous avons tant besoin de beauté du rire de l'amitié dispersé au vent en ailes poudreuses et affectueuses Immobile dans la lueur verte d'un jour chagrin le vie s'imagine en vol léger un peu de gaité en filigrane serrée entre les lèvres notes papillon sur la partition, mégère ou tircis ?
en équilibre sur une idée agitée par un courant d'air un éclat de rire te sauve de l'instant gouffre. qu'importe l'impasse tu touches le fond sans risques l'exploration des profondeurs te fera un beau souvenir sur la pente de l'aube la nuit t'oppose une dernière fièvre et très loin tu entends le vol des tourterelles par-dessus le toit nul répit dans la fraîcheur arrachée à la pierre à la terre promise espérée ne répond qu'une pénombre prudente
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