fin de saison (encore)
Les derniers beaux jours
ont une langueur que l'été
ne peut soupçonner
ont une langueur que l'été
ne peut soupçonner
jusqu'aux feuilles du pommier qui s'attardent
évitent de jaunir et semblent peu décidées
à se laisser mourir
Tout autour de moi te raconte
tout me dit que je t'ai si peu regardée
qui mieux que l'absence
creuse le fossé de la réalité
De petits papillons s'obstinent
à butiner les fleurs fanées des géraniums
tandis que le fuchsia rougeoie
entre fraîcheur des nuits et
ardeur des rayons rasants
tout tend à étirer le temps
chaque heure se veut plus longue
que la précédente
en oubli de la perte de jour
Ma mélancolie te raconte
elle dit mes bras autour de nos yeux
la réalité de l'absence s'écrit dans
mon regard qui ne cesse de chercher le tien
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