à eux au 9 juillet sous la surface des milliers de mondes écoutent sans bruit la rumeur des hommes lavés par les pluies nourris des humus de la douleurs et de la tristesse des bêtes et du vent dans cette vase précieuse ils survivent en un même souffle
à eux rien de tout ceci ne doit disparaître ni les mots pour le dire ou le taire ni l'image dans ta tête tout doit être là point de ralliement de ton être chaque éclat en mosaïque d'ordinaire 9 juillet la bête est là tapie elle te parle elle te regarde tu la tais au fond de toi 9 juillet tu la regardes te dévorer - tu sais que les bêtes féroces se dévorent entre elles - elle jouit des faux plis de ta chair et de ton esprit elle voudrait que tu te méprises sous ses crocs tu sais que tout est là rien ne doit disparaître leur image est dans ta tête la bête se dévore elle-même Il y a un âge où on ne rencontre plus la vie mais le temps. On cesse de voir la vie vivre. On voit le temps qui est en train de dévorer la vie toute crue. Pascal Quignard -Terrasse à Rome
Le regard oublie l'hiver à l'abri des grands arbres au loin l’œil se perd dans l'innocence du lieu Plus tard bien plus tard il raconte encore le feuillage protecteur des mots oubliés dans le paysage le parcours exigeant de la pierre son goût âpre sous le soleil d'août le crépuscule sur la terre aux racines odorantes décembre 2018 - photo Soule 2015
Quand le temps clapote à nos pieds on s'imagine des horizons d'éclaircie Souvenir de tempêtes sous le parfum des algues à la saison des brumes c'est dans la solitude soudaine que se mesure le bonheur égaré.
Magie de la rencontre !
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