C'était au profond de la lande les hommes et les bêtes dormaient dans leur pelisse de hautes herbes Je croyais voir le paysage mais il était en moi en dehors des mots et du regard J'errais au gré du vent sous le ciel de nuages étincellants et là se trouvaient toutes mes vies et là j'incendiais mes restes dans cet enfer vivant Arjuzanx 2017 Nanourisma Combien d'étoiles y a-t-il dans le ciel, ô ma perle, Pósa ástra íne stón uranó, margaritarénia mú Et elles brillent l'une après l'autre, l'une après l'autre. Ké lábun éna éna, ké lábun éna éna
L'aube se tisse une brume sur mesure entre les berges de la baie un répis avant la montée du jour qui laissent mouettes et goélands sans voix De chaque côté du grillage des vies parallèles se regardent sans se voir chacun de passage use du paysage il fera encore chaud aujourd'hui
la vague en pli sait chaque ride au creux des yeux insaisissable *** l'oiseau qui passe né de la vague et du vent idéale image *** le regard contient l'inflexion de la vague sel et écume
Le regard apprend ce que la vie nous porte La pierre comprend le trou dans la poche et le poids absent Le pas pardonne sans oublier les écueils du chemin Mais le coeur peut-il se résoudre au vide aussi blanc qu'une page nue
Ce matin de grands bancs de nuages épars en petits chemins éphémères laissent passer des bouts de soleil je salue leur lointain éparpillement avant qu'ils ne s'effacent il est important de marcher en sachant vers quoi de suivre le fil ténu du regard de le perdre et le retrouver dans ciel l'espace apaise ouvre des possibles à venir la trace devient évidente la direction exacte l'instant où tout s'affirme est une émotion que l' on aimerait infinie
Magie de la rencontre !
RépondreSupprimer