à l'étale
Amarré au bastingage
un parfum de limon hante l'âme
un parfum de limon hante l'âme
et sur le pont supérieur
une femme assise
le regard dans le vide
l'ignore
le crépuscule file
à la surface de l'étale
encore un jour parti
à la dérive en clapotant
contre la coque
et sur le pont supérieur
une femme debout
caresse la rive
de ses rêves
[...
L'air marin et la fraîcheur de l'aube
existent sans que personne ait demandé qu'ils soient.
G. Séféris, Trois poèmes secrets, I Solstice d'été ]

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