Ce jour-là ou celui d'après ce n'était pas le froid qui interrogeait le corps ou âme je me souviens je n'oublie rien du prix des rêves de la réalité démesurée de ton corps Sur l'horizon liquide le souvenir s'est épuisé arabesque mate sur le couchant demain pas de levant je me souviens j'oublie tout de l'infini des jours de l'absence de limites de ton corps
simple fleur de bas-côtés extase de la butineuses éphémère odorante belle une minute vite oubliée De chaque livre ouvert devrait tomber une fleur pour que se dévoile le raffinement si fragile et tragique qui unit les plis secs des pétales à la rigidité des mots qui les conservent
pas si loin de la coupe au lèvre et mes yeux suivent des contours qui n'en valent le détours j'y trouve demande de brumeuses absolutions et force de "peut-être" proclamé ou cité en péroraisons et adresses sans gêne en vérités proclamées l'idée détournée, mutilée faite tienne elle te ressemble et te sert tel un décor elle se dresse de qui es-tu le pâle portrait en quelle vérité te crois-tu lumière
les yeux dans les yeux en fougère confondus même curiosité le regard une rencontre assumée ou évitée (pinson des arbres, Lesperon, Landes, 3/07/22 15h)
à la mue sans fin discret chant de la forêt l'oiseau se confie colosse gisant sous l'immortel lichen l'oiseau chante nervures infinies difficile de choisir la ligne de vie tombeau silvestre le souvenir se chasse à l'ombre du défunt
Magie de la rencontre !
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