debout sur la ligne de crête là où le regard hésite entre les deux faces du moment et du lieu installée toujours dos au chemin je regarde le monde m'éloigner dans la fuite des feux de croisement des rues sans nom dans l'amoncellement des paysages sans date dans le doute d'être là vraiment la lente et obsédante disparition du monde se repaît de mes oublis du désarroi de la lumière coincée entre les deux faces du moment et du lieu en ligne de crête debout en équilibre
ton regard fuit et ce ne sont pas les excuses que tu lui donnes qui éviteront de te perdre ta tête penche toujours du même côté dans l'arc du regard qui n'ose heurter curieuse habitude de chercher dans le reflet de ta vie le pouvoir d'être ce que tu voudrais sans oser te l'avouer
Entre les jambes les herbes s'affolent en chuchotant. Du passage elle ne ga rderont rien sauf peut-être une ondulation que le vent fera disparaître. Ainsi ces mots si vite écrits si vite effacés
Le paradoxe du vivant, "un et, ou, multiple"...
RépondreSupprimerMerci