comme s'il fallait que ce soit dit que ce soit écrit sortie de l'instant pur où âme et forêt se regardent et s'accordent une évidence la fidélité à la mémoire me gardera de me perdre
spéciale dédicace à Florence On croit qu'on amène son chien pisser midi et soir. Grave erreur : ce sont les chiens qui nous invitent deux fois par jour à la méditation. (Daniel Pennac - La fée carabine) deux mouettes passablement rieuses quelques chiens le nez au vent les vagues de la descendante l'odeur iodée d'un océan de fin de saison et l'idée de tes pas pour l'éternité imprimés sur le sable chantant du sud spéciale dédicace à Claire
L'aube se tisse une brume sur mesure entre les berges de la baie un répis avant la montée du jour qui laissent mouettes et goélands sans voix De chaque côté du grillage des vies parallèles se regardent sans se voir chacun de passage use du paysage il fera encore chaud aujourd'hui
Le regard apprend ce que la vie nous porte La pierre comprend le trou dans la poche et le poids absent Le pas pardonne sans oublier les écueils du chemin Mais le coeur peut-il se résoudre au vide aussi blanc qu'une page nue
Je crois que notre rapport au paysage ne se modifie pas de façon significative au cours de notre vie tant nos premières expériences esthétiques sont déterminantes. Je crois aussi que les sensations de paix, d'immensité, de lumineuse présence de certains ne nous lasserons jamais même si nous les côtoyons quotidiennement. Je crois surtout que rien ne peut être à la hauteur du regard dans la préhension du paysage, n'en déplaise à la meilleure des photos.
Présence...
RépondreSupprimerJe suis en train de me noyer..
RépondreSupprimerOh, non, Marc, je t'offre une bouée de sauvetage !
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