On souhaite, on aspire, on croit.
On désire faire fructifier la branche.
Sans rien oublier,
on vit, on éprouve l'imaginaire
jusqu'au soir où l'on voit les
feuilles jaunies tombées à terre.
comme s'il fallait que ce soit dit que ce soit écrit sortie de l'instant pur où âme et forêt se regardent et s'accordent une évidence la fidélité à la mémoire me gardera de me perdre
Quand le temps clapote à nos pieds on s'imagine des horizons d'éclaircie Souvenir de tempêtes sous le parfum des algues à la saison des brumes c'est dans la solitude soudaine que se mesure le bonheur égaré.
à eux rien de tout ceci ne doit disparaître ni les mots pour le dire ou le taire ni l'image dans ta tête tout doit être là point de ralliement de ton être chaque éclat en mosaïque d'ordinaire 9 juillet la bête est là tapie elle te parle elle te regarde tu la tais au fond de toi 9 juillet tu la regardes te dévorer - tu sais que les bêtes féroces se dévorent entre elles - elle jouit des faux plis de ta chair et de ton esprit elle voudrait que tu te méprises sous ses crocs tu sais que tout est là rien ne doit disparaître leur image est dans ta tête la bête se dévore elle-même Il y a un âge où on ne rencontre plus la vie mais le temps. On cesse de voir la vie vivre. On voit le temps qui est en train de dévorer la vie toute crue. Pascal Quignard -Terrasse à Rome
pas si loin de la coupe au lèvre et mes yeux suivent des contours qui n'en valent le détours j'y trouve demande de brumeuses absolutions et force de "peut-être" proclamé ou cité en péroraisons et adresses sans gêne en vérités proclamées l'idée détournée, mutilée faite tienne elle te ressemble et te sert tel un décor elle se dresse de qui es-tu le pâle portrait en quelle vérité te crois-tu lumière
A voguer solitaire dans le calme contre courants et marées quelques vérités se désespèrent Non pas celles du tumulte des voyages lointains ou des caps mythiques mais le vent tombé les voiles affalées celles du chenal qui toujours ramènent au port
Très beau poème —mais c'est votre usage—; il me touche beaucoup, pour d'autres raisons.
RépondreSupprimer