bonheur proportionnel
Ce soir l'air oscille entre fraîcheur d'un hiver agonisant et tièdes bouffées printanières de leur subtil mélange vient l'éclosion des sens le soudain réveil me reviennnent les élans des saisons fébriles la fourmillante attente figée d'une adolescence amnésique des mois définitivement effacés en une respiration des pans de vie morts d'un souffle sur la peau vois oui vois combien l'effacement de toutes traces mélange de radicalité et d'orgueil est un guide puissant

” À l’époque de la floraison, les deux nuances du jaune – subtilement différentes, mais toutes deux incurablement appariées à la tristesse – du genêt safrané et de l’ajonc couleur de guêpe : le premier, de teinte plus soufrée, plus neuve, mieux accordée à la gamme acide du printemps, le second plus mûr, à la fois concentré et amorti comme un vin vieux, qui brasille sur les buissons d’un vert noir comme un feu de broussailles sur les épines sèches.”
RépondreSupprimerJulien Gracq "Les eaux étroites"
Merci.
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