j aunes variations au citron du coreopsis butineuse je vole douceur sucrée du soleil sur la peau un matin de printemps Jaune d'mbre, aurore, beurre, blé blond, bouton d'or, chamois, champagne, chrome, citron, fauve, flave, fleur de soufre, auréolin, banane, canari, chartreuse, cobalt, de Naples, impérial, mimosa, moutarde, nankin, olive, paille, poussin, maïs, mars, miel ocre, or, orpiment, poil de chameau, queue de vache, sable, topaze, vanille, vénitien étrange tête échevelée pavot du rêve et de l'oubli de quelles illusions t'es-tu nourri Depuis plusieurs mois, les mots me boudent ou inversement. Non qu'ils soient vains, plutôt insuffisants à dire, trop étriqués, incapables d'expliquer l'immense béance de tout mon etre ; l'infinie tristesse qui me baigne a besoin du silence et l'obscurité. Le tracé des lettres est bien trop précis.
J'aime beaucoup ce poème. Il rejoint celui que j'ai écrit sur le crocus :
RépondreSupprimerCrocus tu flambes.
Je me réchauffe
comme les mains
transies au dessus
d'un brasero.
Et tu irradies.
Ton jaune a un pouvoir
mystérieux.
Il efface les pensées
à leur naissance.
Et je reste là.
Tu prends
ma place inutile,
celle usurpée
à la mer qui chante
sans arrêt.
J'avance
sans me retourner.
Je ne saurais
pas l'expliquer.
J'aime beaucoup ce poème. Il rejoint celui que j'ai écrit sur le crocus :
RépondreSupprimerCrocus tu flambes.
Je me réchauffe
comme les mains
transies au dessus
d'un brasero.
Et tu irradies.
Ton jaune a un pouvoir
mystérieux.
Il efface les pensées
à leur naissance.
Et je reste là.
Tu prends
ma place inutile,
celle usurpée
à la mer qui chante
sans arrêt.
J'avance
sans me retourner.
Je ne saurais
pas l'expliquer.